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13 - Le plateau des Alluets-Marly

publié le 5 septembre 2013 (modifié le 23 mai 2016)
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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Schéma de la partie ouest agricole du plateau, commandée par le village des Alluets-le-Roi. Un paysage simple, valorisé par ses lisières.

Résumé

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Les deux visages contrastés du plateau des Alluets-Marly : à l’est la forêt de Marly, à l’ouest les ouvertures agricoles autour du village des Alluets-le-Roi. Mais, de loin, la planéité remarquable du plateau, et le cordon arboré continu, viennent unifier le paysage.

Le plateau des Alluets-Marly, long et fin plateau perché, morceau du plateau de l’Yveline et de la Beauce isolé par l’érosion, est perceptible de très loin : il constitue les précieux horizons boisés des plaines de Versailles et de la Seine allongées de part et d’autre. Sa partie est porte la vaste forêt de Marly-le-Roi, ancien domaine de chasse royal, marquée par le passage de l’autoroute A13. Sa partie ouest dégage une clairière agricole, organisée autour du village des Alluets-le-Roi. L’essentiel de l’urbanisation est organisé tout autour des pentes du plateau, à partir d’une vingtaine de villages d’origine, précisément implantés sur la ligne de source à la cote de relief 125. La pression du développement a fait disparaître les espaces de respiration entre les communes à l’est ; elle se fait également plus particulièrement ressentir aux confins nord-ouest, au contact de la vallée de la Seine industrielle.

Situation

Le plateau des Alluets-Marly constitue une unité paysagère aisément identifiable. Délimité par ses pentes boisées, il domine et sépare les plaines de Versailles au sud, et du val d’Orgeval et de la Seine au nord, dont il constitue les horizons arborés remarquables. Suivant la direction nord-ouest/sud-est dite armoricaine, il s’allonge sur 23 km d’Aubergenville à la Celle-Saint-Cloud, et même 27 km si l’on inclut son prolongement dans les Hauts-de-Seine jusqu’à Marnes-la-Coquette (Haras de Jardy, hauteurs du parc de Saint-Cloud). Mais, dans sa largeur, il ne fait jamais plus de 4 km (vers Orgeval/Feucherolles) ; au droit de l’Etang-la-Ville, son replat se réduit même à quelques dizaines de mètres de largeur, entièrement pris par les emprises de l’autoroute A13.
Sa partie orientale, boisée par la forêt de Marly, est urbanisée et traversée dans la longueur par l’autoroute A13. Les autres liaisons routières sont transversales, avec six « barreaux » successifs principaux : la RD 321 (la Celle-Saint-Cloud-le Chesnay), la RN 186 (Louveciennes-Le Chesnay), la RD 7 (Marly-Bailly), la RD 98 (Fourqueux-Saint-Nom), la RD 30 (Feucherolles-Chambourcy), la RD 45 (Orgeval-les-Alluets-Bazemont).

Unités de paysage locales :

La forêt de Marly-le-Roi
La clairière agricole des Alluets-le-Roi
Le rebord boisé sud, du Chesnay à Aubergenville
Le rebord boisé nord, de la Celle-Saint-Cloud à Flins-sur-Seine

Caractéristiques paysagères, repérage d’enjeux

Un long et fin plateau perché, au caractère insulaire

Le plateau des Alluets-Marly constitue un singulier paysage. Il se présente comme un long et fin plateau horizontal, perché à 180 m d’altitude (187 m au maximum), ce qui en fait un des points les plus élevés du département. Il domine et sépare la plaine de Versailles au sud et la vallée de la Seine au nord, creusé par le val d’Orgeval.

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Le plateau des Alluets constitue la plus longue des buttes-témoins issues du plateau de Beauce, isolée par l’érosion de la vallée de la Seine et de ses affluents.

Géologiquement, il s’agit d’une butte-témoin, que l’on devrait plutôt baptiser « plateau-témoin » en l’occurrence : un morceau du plateau de Beauce/Yveline, qui s’est retrouvé isolé par l’érosion de la plaine de Versailles. Sa « croûte » d’argile à meulières de Montmorency, de 5 à 7 m d’épaisseur (calcaires oligo-miocène), en couvrant les sables et grès de Fontainebleau oligocènes juste en-dessous (stampien), l’a protégé de l’érosion et explique le maintien de sa forme tabulaire. Juste au nord, la butte-témoin de Marsinval, qui a perdu cette couche de protection, a pris un aspect plus arrondi avec l’érosion des sables de Fontainebleau à nu - voir l’unité de paysage n° 20 du présent Atlas : « le val et les coteaux d’Orgeval ».

Comme sur le plateau d’Yveline, la meulière a été exploitée en carrières pendant des siècles ; l’ancien nom du village des Alluets-le-Rois était d’ailleurs Molierias de Allodiis : Meulières des Alleuds d’après la charte de franchise accordée en 1174 par le roi de France Louis VII le Jeune qui confirme le caractère alleutier - exempté de certains impôts - du territoire.

Des flancs boisés dissymétriques, horizons remarquables des plaines alentours

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Le rebord boisé du plateau des Alluets-Marly. Vue depuis la route d’Ecquevilly aux Alluets-le-Roi.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

L’horizon boisé du plateau des Alluets-Marly, vu de la plaine de Versailles (Fontenay-le-Fleury, route de Bailly).

Perceptibles de très loin, les rebords du plateau, entièrement boisés, constituent les remarquables horizons arborés de la plaine de Versailles, de la vallée de la Seine et du val d’Orgeval. Ils contribuent à donner l’image apaisante d’une « fin » de l’agglomération parisienne continue, et constituent à ce titre une structure paysagère majeure des Yvelines.

La topographie des flancs du plateau montre une nette dissymétrie : ceux tournés vers le sud et la plaine de Versailles apparaissent plutôt réguliers et raides : l’alternance plus fréquente du gel et du dégel y a favorisé une érosion plus franche ; ceux du nord, orientés sur la vallée de la Seine et le ru d’Orgeval, apparaissent à l’inverse plus longs, et profondément festonnés par les ruisseaux affluents : l’amplitude des reliefs y est plus importante.

Du fait des boisements, les ouvertures visuelles sont rares sur le grand paysage alentour.

Des milieux humides acidiphiles intéressants sont installés sur des sols tantôt limoneux tantôt sableux tels que des mares ou des landes. Sur les coteaux, des résurgences donnent lieu à la présence ponctuelle d’aulnaies tourbeuses à sphaignes notamment sur les pentes de l’Étang-La-Ville orientées au nord.

- Faciliter les continuités douces et les sentiers qui permettent de saisir la nature insulaire du plateau des Alluets-Marly.
- Préserver sur le long terme les boisements des rebords et des pentes hautes.
- Créer des ouvertures visuelles lointaines vers la plaine de Versailles, la vallée de la Seine ou le val d’Orgeval,
- Offrir des points de vue depuis les routes.
- Restaurer les zones humides.

Un plateau forestier … et autoroutier à l’est

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Source : Cassini

Le plateau des Alluets-Marly, représenté sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle). Une dichotomie ancienne entre l’est boisé et l’ouest agricole, mais des versants plus ouverts et diversifiés qu’aujourd’hui.

L’occupation des sols sur le plateau apparaît remarquablement tranchée : à l’est, la forêt de Marly, à l’ouest les espaces agricoles des Alluets. Ce côtoiement entre espaces boisés et espaces cultivés est resté stable dans le temps, du fait du statut royal, puis présidentiel, de la forêt de Marly ; on le retrouve par exemple sur la carte de Cassini du XVIIIe siècle.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Promenade en forêt de Marly. Prise dans l’urbanisation de la proche banlieue parisienne, la forêt de Marly, coiffant l’est du plateau, est l’une des plus intensément fréquentée d’Ile-de-France, malgré les nuisances de l’A13.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

L’Etoile Parfaite, en forêt de Marly.

Appelée forêt de Cruye jusqu’au XVIIIe siècle, la forêt domaniale de Marly-le-Roi, couvre aujourd’hui 1700 ha et s’allonge sur une douzaine de kilomètres. Entre plaine de Versailles urbanisée et vallée de la Seine urbanisée, ses peuplements de chênes et de hêtres forment un espace de respiration majeur de l’ouest parisien, sillonné de multiples allées qui se croisent en étoiles et qui témoignent de son statut d’ancienne forêt de chasse royale. On peut citer un certain nombre de site naturels et culturels : zones humides (mare de Feucherolles, tourbières et marais de l’Etang-la-Ville, aulnaie du val de Cruye), sites construits (fort du Trou d’Enfer et système défensif de Séré de Rivières, aqueducs de Louveciennes et de Retz, vestiges de châteaux, réservoirs du parc de Marly et de Louveciennes, …

Discrètement nichés au sein même de la forêt, les espaces agricoles du Trou d’Enfer viennent diversifier les ambiances. S’ils ne sont pas perceptibles depuis la RN 186, ils sont en partie longés et même traversés par la RD 7 (route de Saint-Cyr), qui offre alors d’agréables ouvertures. Le site, classé depuis 1938, porte de nombreux vestiges historiques, comme la tour du télégraphe de Chappe (1798), isolée dans l’espace agricole et restaurée en 2008, ou le fort du Trou d’Enfer, qui fait partie du système défensif Séré de Rivières établi autour de Paris après la défaite de 1870. Sur ce vaste domaine de 400 ha s’est installée l’Ecole de la campagne et de la forêt de l’ONF, qui propose aux écoles et centres de loisirs des ateliers pédagogiques sur des thématiques liées à la faune, la flore et la chasse.

- Diversifier les milieux forestiers.
- Valoriser les sites naturels ou culturels .
- Favoriser l’accessibilité du plateau agricole aux promeneurs sur les chemins ruraux.
- Redonner à lire l’existence du fort du Trou d’Enfer dans le paysage.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

L’autoroute A13 à travers la forêt de Marly-le-Roi : une entrée majestueuse et remarquable pour Paris… mais également une coupure coupure difficilement franchissable au sein de la forêt.

Depuis 1946, la forêt de Marly est entièrement traversée dans sa longueur par la première autoroute créée en France : l’A13. Pour les usagers de l’autoroute, cet écrin forestier, taillé par endroits en rideaux, constitue sans aucun doute l’entrée parisienne telle que voulue par Henri Prost, son concepteur architecte-paysagiste ; l’A13 était d’ailleurs créditée d’une étoile au guide vert Michelin « Environs de Paris » jusque dans les années 1960. Mais pour les usagers de la forêt, la coupure physique et le bruit pénalisent l’attrait de la forêt et sa richesse biologique. C’est d’autant plus vrai que l’A13 n’est pas seule : son embranchement avec l’A12, connu sous le nom de triangle de Rocquencourt, est entièrement pris sur la forêt. Et d’autres emprises perturbent la fluidité des circulations des hommes et des animaux en forêt, comme le secteur de la plaine du Trou d’Enfer.

- Améliorer les continuités douces de part et d’autre de l’A13.

Une double clairière agricole à l’ouest, commandée par le village des Alluets-le-Roi

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Schéma de la partie ouest agricole du plateau, commandée par le village des Alluets-le-Roi. Un paysage simple, valorisé par ses lisières.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Cyclistes sur le plateau agricole des Alluets-Marly.

Sur la moitié ouest, le plateau des Alluets-Marly et ses espaces agricoles gravitent autour du bourg des Alluets-le-Roi. Les terres du plateau sont favorables aux cultures grâce au placage quaternaire de lœss, ou limon des plateaux, d’origine éolienne, qui recouvre sur environ 2m d’épaisseur les formations tertiaires d’argile à meulières et de sables et grès de Fontainebleau.

Les champs dessinent ainsi un paysage original dans le contexte Francilien, que l’on retrouve dans le Hurepoix autour de Chevreuse (voir l’unité de paysage n°4 « Les vallées et plateaux de Chevreuse ») : une vaste clairière, entièrement cernée par les bois qui s’amorcent tout autour à la naissance de la pente du plateau, ou qui occupent le plateau lui-même à son extrémité nord-ouest (forêt des Alluets). Plus précisément, deux clairières se succèdent, séparées par un resserrement boisé lié à l’entaille du ru de Russe affluent du ru d’Orgeval et à la forêt départementale des Flambertins.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

La clairière agricole du plateau des Alluets, valorisée lorsque les lisières agri-forestières se complexifient. Ici vue de la RD 45.

Horizontal et essentiellement consacré aux grandes cultures, l’attrait du paysage agricole est lié à ses lisières forestières, qui bornent l’horizon et qui, aux marges du plateau, enrichissent les paysages et les milieux lorsqu’elles deviennent irrégulières.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Une diversification des cultures en lisière. Plateau des Alluets-Marly.

Une quarantaine d’hectares de vergers ou de cultures spéciales contribuent ponctuellement à diversifier l’occupation du sol. Ils enrichissent le paysage de motifs qui s’ajoutent aux fermes et aux quelques bosquets isolés.

- Enrichir le paysage et les milieux des lisières agro-forestières notamment la présence des vergers.
- Mettre en valeur les fermes isolées.
- Préserver les structures végétales isolées dans l’espace agricole.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Le plateau agricole des Alluets, avec le village des Alluets-le-Roi à l’horizon. Vue depuis la route royale en provenance d’Ecquevilly.

Sur le plateau lui-même, le village des Alluets-le-Roi trône au milieu de sa clairière agricole. Bien que groupé lorsqu’on le considère à l’échelle de la clairière toute entière, son urbanisation apparaît en fait relativement lâche et sa centralité peu marquée. Ses entrées est et sud sont marquées par l’implantation du centre de télécommunications militaire, dont les antennes multiples occupent près de 45 ha du plateau.

- Conforter la centralité des Alluets-le-Roi.
- Composer des lisières pertinentes aux marges des Alluets-le-Roi.
- Requalifier les abords du centre militaire de télécommunications.

Des flancs servant d’appui pour une urbanisation grandissante

Pour ce paragraphe, voir aussi les unités de paysage :

  • La plaine de Versailles (U.P. n° 11)
  • La vallée de la Mauldre (U.P. n° 12)
  • Le grand couloir de la vallée de la Seine (U.P. n° 21)
  • Le val et les coteaux d’Orgeval (U.P. n° 20)
  • Les vallons et coteaux de Bougival à Saint-Germain (U.P. n° 17)
  • Versailles et son château (U.P. n° 10)
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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Le village de Bailly, appuyé sur le coteau boisé du plateau des Alluets

Sur les versants, les villages s’implantent tous à flanc de pente, la plupart des centres anciens précisément positionnés à la cote 125, où se situe la ligne des sources. Environ vingt communes Yvelinoises se répartissent ainsi autour du plateau des Alluets.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Les continuités paysagères et écologiques entre le plateau des Alluets-Marly et les plaines adjacentes. Cartographie schématique.

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La plaine de la Jonction, avec le Lycée agricole.

Il faut passer la ligne Noisy-le-Roi/Fourqueux pour que l’urbanisation lâche son étreinte, d’abord timidement (plaine de la Jonction au nord, forêt et golf de Saint-Nom-la-Bretêche au sud) puis de façon plus généreuse, laissant des espaces de respiration entre les bourgs, qui constituent autant d’espaces libres et de continuités biologiques entre plateau et plaines. Mais à l’autre extrémité nord-ouest, la pression de l’urbanisation se lit à nouveau sur les pentes du plateau des Alluets, remontant de la vallée de la Seine (Aubergenville, Flins, Bouafle), du ru d’Orgeval (Ecquevilly) et de la vallée de la Mauldre (Maule, Bazemont, Nézel).

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

les sites singuliers liés à la forêt de Marly, avec les golfs qui profitent des pentes pour y étendre leurs parcours (Source : Agence Folléa-Gautier)

Les pentes et vallonnements des flancs du plateau ont également été propices à l’implantion de sites de villégiature et aujourd’hui de loisirs : le domaine de Marly-le-Roi, et le Désert de Retz, mais aussi de nombreux golfs (Joyenval, Noisy-le-Roi, Feucherolles, Saint-Nom, Béthemont, et même le golf de Jardy dans les Hauts -de-Seine). Aménagés pour un public spécifique, les golfs constituent autant de coupures dans les continuités paysagères.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Le quartier de la Châtaigneraie (la Celle-Saint-Cloud), taillé dans la forêt de Marly.

Ailleurs, l’extension de l’urbanisation des pentes vers le plateau a réduit la forêt de Marly-le-Roi à la Celle-Saint-Cloud/Le Chesnay : les quartiers de Beauregard, de la Châtaigneraie, de Petit Beauregard, du Parc et du Petit Parc coupent une continuité régionale majeure en séparant le massif de Marly de celui de Fausses Reposes.
A Feucherolles, c’est le quartier développé autour de Sainte-Gemme, ancien lieu de résidence royale, qui a gagné sur le plateau.

- Protéger les espaces de respiration entre les communes, continuités écologiques et paysagères majeures.

 

Carte de l’unité


Bloc diagramme


Communes concernées


Aigremont
Les Alluets-le-Roi
Aubergenville
Bailly
Bazemont
Bouafle
Bougival
La Celle-Saint-Cloud
Chambourcy
Le Chesnay
Crespières
Ecquevilly
L’Étang-la-Ville
Feucherolles
Flins-sur-Seine
Fourqueux
Herbeville
Louveciennes
Mareil-Marly
Marly-le-Roi
Maule
Morainvilliers
Nézel
Noisy-le-Roi
Orgeval
Poissy
Rocquencourt
Saint-Nom-la-Bretèche
Versailles
Viroflay