Aller au contenu - Aller au menu principal - Aller à la recherche

La nature en ville

publié le 13 novembre 2014 (modifié le 20 janvier 2017)
IMG/jpg/yv-11-171-172.jpg
© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Friche d’anciens vergers de fruitiers à l’Etang-la-Ville avec Marly-le-Roi à l’horizon

Bien qu’elles ne puissent être qualifiées d’espace naturel, les zones urbanisées ou aménagées peuvent offrir de véritables milieux spécifiques et originaux. Friches, délaissés routiers, vieux murs, cimetières et interstices de pavés sont susceptibles de réserver des surprises. Les dépendances ferroviaires sont également connues pour héberger de rares espèces xérophiles, comme par exemple à Verneuil, l’holosté en ombelle (Holosteum umbellatum). Beaucoup de milieux intra-urbains ont pu se révéler être des zones refuges pour des espèces ayant perdu leur milieux originels. Le parc de la terrasse de Saint-Germain abrite une des dernières stations de gagée des champs (Gagea Villosa) et celui de Rosny-sur-Seine la célèbre tulipe sauvage (Tulipa sylvestris). Des lambeaux de pelouses originelles avec leurs espèces peuvent réapparaître dans des cités-jardins notamment sur les terrasses alluviales comme à Elisabethville ou au Vésinet.

Le réseau hydrographique et pluvial aérien constitue également des occasions fortes pour l’expression de milieux intéressants.

La ville et les espaces urbanisés héritent d’une géographie tout en créant de nouvelles composantes qui peuvent être optimisées pour l’accueil d’une biodiversité. Cette nature en ville est ainsi de plus en plus présente dans les choix d’aménagement : les trames vertes et bleues se conjuguent aux circulations douces pour composer des trames paysagères, qui organisent et qui structurent le développement urbain à toutes les échelles ; les espaces extérieurs font davantage place aux sols perméables, à la gestion des eaux pluviales sous formes de trames de fossés, ou noues paysagères, à la plantation d’espèces locales et à la recomposition de milieux et de paysages biologiques cohérents, à la gestion différenciée et écologique ; même le bâti « verdit » pour contribuer à la ville durable, avec l’émergence de bâtiments basse consommation (BBC), de toitures végétalisées isolantes et gestionnaires des eaux pluviales, voire, dans des dispositions écologiquement plus discutables, de murs végétaux. Au final, l’ensemble recompose une nouvelle nature : urbaine.