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Paysages/désirs/loisirs/plaisirs/immersion

publié le 13 novembre 2014 (modifié le 11 décembre 2015)

"En matière de paysages figurés, j'ai l'impression qu'on vit encore au XIXème siècle. J'aimerais bien que certains peintres se lancent dans la représentation de Saint-Quentin-en-Yvelines, dans la peinture de paysages urbains. Certains grands giratoires sont assez fascinants. Tout comme aux Mureaux. Il y a plein de choses intéressantes qui s'y passent, et il serait temps de chanter ces paysages. On a trop tendance à dénigrer ces espaces alors qu'il y a une vie intéressante. Il serait temps de valoriser ces espaces. "

Yves PÉRILLON

"En bord de Seine, sur le secteur des Mureaux, on a aussi un des plus gros clubs de voile d'Ile-de-France, qui retravaille sur le lien d'usage possible du fleuve, aujourd'hui très méconnu, qu’est la voile. "

Jean-Christophe RIGAL

Cartographie des usages (cf PY)

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Groupe de marcheurs dans la vallée de l’Aulne, près de Rochefort-en-Yvelines (forêt de Rambouillet).

Aujourd’hui, les paysages des Yvelines sont largement pratiqués par une population devenue très majoritairement urbaine. Les usages de visites et de promenades à pied, à vélo, à cheval, se concentrent sur le château de Versailles (près de 6 millions de visiteurs par an) et sur la forêt de Rambouillet (environ 11 millions de visiteurs par an). Dans la forêt, les visites concernent en particulier les étangs de Hollande, les Vaux de Cernay, la Sablière du Pont Grandval, les rochers d’Angennes, les étangs situés dans la forêt et certains carrefours comme celui de Pecqueuse et celui du Comte de Toulouse. Mais, en dehors de ces hauts lieux de fréquentation touristique, les usages de proximité dominent largement et exercent de fortes pressions sur les espaces de nature du département.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Golfeurs à Rochefort-en-Yvelines

Aux promenades s’ajoutent d’innombrables activités de sports et de loisirs, aussi diverses que les loisirs équestres (80 centres équestres répertoriés par l’Office de tourisme du département !), la course à pied, la pêche (9 sites d’étangs de pêche), la chasse à courre (Rambouillet), l’observation des animaux (7 parcs faune et flore, dont le célèbre parc de Thoiry, et 4 réserves naturelles + le domaine écologique de Flicourt-Saint-Martin-la-Garenne), les parcours de découverte de la nature, les parcours culturels, l’écoute du brame du cerf, le nautisme (4 bases de loisirs), le camping (17 campings ou caravanings), les châteaux et parcs (34 visitables), les fermes (40 fermes ouvertes au public), le golf (25 golfs !), la randonnée arboricole, etc.

Jusqu’à présent, ces usages de promenades et de loisirs se sont concentrés surtout sur les forêts et les sites historiques, organisés depuis longtemps pour recevoir du public. Aujourd’hui, les enjeux de fréquentation concernent également la reconquête des bords de Seine (calibrés, « privatisés » et segmentés par les activités industrielles développées au XXe siècle) et les espaces agricoles, devenus les paysages de proximité pour tous les Yvelinois « rurbains » venus grossir les villages et les bourgs historiquement ruraux au cours des dernières décennies.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Circulation douce en bord de Seine, à Port-Marly.

Sur les bords de Seine, les fréquentations se concentrent localement dès que des promenades accompagnent le fleuve. De gros efforts sont entrepris en faveur de ces usages. Mais il n’y a pas de parcours d’ensemble continu, à la mesure de l’importance du fleuve pour les paysages des Yvelines, pas plus que sur les coteaux dominant la vallée.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Moto « verte » sur un chemin d’exploitation, dans le Vexin

Sur les espaces agricoles une pression grandissante s’exerce, qui nécessite des dispositions d’aménagement spécifiques, capables à la fois de protéger les cultures, de pérenniser l’agriculture gestionnaire de l’essentiel de l’espace, d’accueillir et de canaliser les fréquentations du public, de mettre en scène et de valoriser le paysage agricole. Les projets en cours peuvent aller dans ce sens.